Standard and Poor’s confirme la note AA de la France

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L'agence de notation Standard & Poor's annonce vendredi qu'elle confirme la note de crédit long terme de la France à AA et la note à court terme à A-1+, avec une perspective qui reste stable. L'agence note que le gouvernement français est engagé dans la réduction du coût du travail et de la fiscalité des entreprises dans le but d'améliorer la compétitivité de l'économie.
 
Elle pense que la baisse des dépenses publiques permettra une réduction progressive du déficit budgétaire à moins de 3% du PIB d'ici à 2017 mais estime que la dette publique devrait rester élevée en regard du PIB et continuer à croître jusqu'en 2017.

Le gouvernement Valls attend les chiffres du chômage à 18h

Après de mauvais chiffres en février, la publication du nombre d'inscrits à Pôle emploi fin mars vendredi à 18H00 constituera une première pour le gouvernement Valls et le nouveau ministre du Travail, François Rebsamen, qui affirme que l'on est "sur une tendance baissière". Les chiffres de février, publiés entre les deux tours des municipales qui ont sonné la déroute de la gauche, avaient marqué un bond inattendu, avec 31.500 chômeurs sans activité supplémentaires en métropole. Pour atteindre un niveau historique : 3,34 millions.  Depuis l'élection du chef de l'Etat, en mai 2012, plus de 420.000 nouveaux demandeurs d'emploi sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi.  

"Sur les deux premiers mois de l'année, on a déjà quasiment atteint les trois-quarts de l'augmentation prévue" (en 2014), a déclaré jeudi François Rebsamen. "Je suis sûr que cette année nous aurons des baisses qui se produiront certains mois, on est sur une tendance baissière, le chômage des jeunes recule, il reste un point noir : le chômage des seniors", a-t-il ajouté. "Nous avions constaté à la fin de l'année dernière une légère baisse du chômage, une petite embellie dans le secteur marchand (...), ça ne s'est pas traduit dans les chiffres de janvier et février, j'avoue ne pas comprendre pourquoi", a-t-il poursuivi.
 
Pour le ministre du Travail, "il faut qu'on arrive à sortir de cette mythologie qui s'est instituée du chiffre mensuel",  qui a "quelque chose d'erratique". Citant les préconisations de l'Autorité de la statistique publique, qui vient de certifier les chiffres de Pôle emploi, parfois décriés pour leurs évolutions inexpliquées, il a appelé à privilégier "un commentaire qui donne la tendance trimestrielle". "Il y aura, non pas une inversion de la courbe du chômage- je n'ai rien contre ceux qui disaient cela et Michel Sapin est un ami- mais on va diminuer le nombre de chômeurs", a aussi promis celui qui a succédé à M. Sapin rue de Grenelle.

300 000 d'emplois avec le CICE ?
 
Le ministre du Travail a affirmé que la politique du gouvernement Valls "allait payer" avec des "créations d'emploi". En plus de l'arsenal déjà déployé (contrats aidés, emplois d'avenir, plan de formation pour les chômeurs, contrat de génération...), ce fidèle du chef de l'État mise sur une nouvelle cartouche: le pacte de responsabilité.
  
Le gouvernement estime que les 10 milliards d'exonérations de cotisations prévus par le pacte devraient "générer 200.000 emplois supplémentaires" d'ici à 2017. Il attend en outre 300.000 emplois du Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE, 20 milliards), deuxième volet de ce pacte. Des estimations jugées "un peu optimistes" par certains économistes. Reste que les effets du pacte de responsabilité ne devraient pas être immédiats et qu'aucun organisme international ne fait le pari d'une véritable reprise de l'emploi en 2014. Les économistes estiment en général qu'une croissance annuelle de 1,5% environ reste le préalable à une réelle embellie, alors que l'exécutif table sur 1% en 2014 et 1,7% en 2015.
 
A l'opposé des chiffres de Pôle emploi, le deuxième "thermomètre" du chômage - le taux mesuré par l'Insee selon les normes du Bureau international du Travail (BIT) - montre lui une stabilisation, et même une légère décrue à la fin de l'année dernière (9,8% en métropole). Preuve, aux yeux de l'exécutif, que l'engagement martelé par François Hollande d'"inverser la courbe du chômage" fin 2013 a été "respecté". Le président de la République, qui ne s'était depuis plus risqué à de nouveaux paris sur ce sujet brûlant, en a lancé un vendredi dernier: si le chômage ne recule pas d'ici à 2017, il n'a "aucune raison d'être candidat" à un deuxième mandat, a déclaré François Hollande, dont la cote de popularité est au plus bas. Selon un sondage publié début avril, l'emploi reste la première préoccupation des Français: 69% fixent comme priorité au nouveau Premier ministre, Manuel Valls, d'"inverser la courbe du chômage".

Européennes : le FN donné en tête suivi par l’UMP puis le PS

Le FN a pour objectif d'être en tête aux élections européennes. Et pour l'instant, les sondages lui sont très favorables. Selon une enquête CSA pour BFMTV et le groupe Nice Matin, le FN serait devant l'UMP et le PS, avec 24% des intentions de votes. Les deux autres formations obtiendraient respectivement 22% et 20%. Une liste UDI-Modem-l'Alternative rassemblait 9% ; le Front de gauche 7,5% et Europe Ecologie-Les Verts 7%.
 
Par ailleurs, selon la même enquête,  35% des interrogés se sont dits, sur une échelle de 0 à 10, "tout à fait certains d'aller voter (note 10)". Ils sont 52% dans la tranche d'âge 65 ans et plus contre 19% des 18-24 ans.
 
Si 51% des interrogés estiment que leur "vote n'aura aucun rapport avec un jugement sur l'action du président de la République et du gouvernement", 39% exprimeront leur "insatisfaction vis-à-vis de l'action du président de la République et du gouvernement". 6% utiliseront ce scrutin pour soutenir François Hollande et le gouvernement. 4% sont sans opinion.


 
Enquête réalisée en ligne du 22 au 24 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.048 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas.
 

Fessenheim : incident électrique et dégagement de fumée à la centrale nucléaire

La centrale nucléaire de Fessenheim.

Un incident de nature électrique a causé jeudi un dégagement de fumée sans départ de feu à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), a-t-on appris auprès des pompiers. L'incident est survenu dans la zone non nucléaire de la tranche 1, à l'arrêt, de la centrale aux alentours de 17 heures, ont expliqué les pompiers du Haut-Rhin qui ont évoqué "un problème électrique sur un composant de haute tension, une cellule de 6 kV, une sorte de disjoncteur", confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace. La centrale a indiqué qu'"un dégagement de fumée s'est produit sur une alimentation d'un tableau électrique dans un local du bâtiment en zone non nucléaire".

Tout est rentré dans l'ordre au terme d'une intervention de 30 minutes ont indiqué les pompiers. Le retour à la normale a été confirmé par la centrale. "Les pompiers ont quitté le site peu après 18 heures, estimant que l'incident était clos", a-t-on souligné à la centrale de Fessenheim. L'incident a provoqué un dégagement de fumée mais "pas de dégagement de feu" et entraîné la mobilisation de "moyens standards" pour ce type d'incident ont expliqué les pompiers, sans plus de précision.

Vers la fermeture de Fessenheim

Conformément aux procédures, "plusieurs véhicules de pompiers" avaient néanmoins été mobilisés et ont dû faire demi-tour alors qu'ils se trouvaient en route pour la centrale, a-t-on indiqué à la centrale de Fessenheim. Une fois sur place, les soldats du feu ont "délesté le composant (défaillant) pour réduire la charge sur le circuit", ont-ils indiqué.

La centrale nucléaire de Fessenheim avait été mise à l'arrêt le 18 avril, après des incidents rendant inopérationnels ses deux réacteurs. Le réacteur numéro 2 a été recouplé dimanche, a-t-on indiqué à la centrale. Fessenheim elle est la doyenne des centrales nucléaire françaises. En service depuis 1977 et dotée de 2 réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la seule des 19 centrales françaises dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande, pour fin 2016.
 

Le DSK, la nouvelle “maison de plaisir” de Dodo la Saumure

Dominique Alderweireld, alias "Dodo la Saumure", mis en examen dans l'affaire de prostitution dite du Carlton de Lille, a annoncé jeudi l'ouverture d'une nouvelle "maison de plaisir" en Belgique, baptisée le "DSK". L'ouverture du DSK (Dodo Sex Klub, en flamand) aura lieu mercredi soir à Blaton, près de la frontière française, "pas loin de Valenciennes et de la sortie d'autoroute", a-t-il déclaré.

"C'est un clin d'oeil et ça m'apporte de la publicité. Commercialement, c'est excellent, c'est fabuleux parce que tout le monde en parle, de DSK (Dominique Strauss-Kahn, ndlr)", a souligné sur le ton de la plaisanterie Dominique Alderweireld, qui compte ouvrir prochainement un sixième établissement en Belgique, le "Carlton Club".

Le "DSK", qui emploiera "sept filles dont un transsexuel", est "une maison de plaisir qui comptera une ‘table dance' et des chambres", a-t-il ajouté. Renvoyé en correctionnelle aux côtés de 13 autres prévenus dans le dossier du Carlton, "Dodo la Saumure", Français de 64 ans, a toujours nié avoir fourni des prostituées à l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Travail le dimanche : Rebsamen dit oui mais…

François Rebsamen plaide pour l'ouverture des magasins le dimanche "dans des zones ultra-touristiques, à condition que ce soit sur la base du volontariat et avec des augmentations sensibles des salaires", a affirmé le ministre ce jeudi sur LCI. "Il y a des zones en France, notamment à Paris, qui sont ultra touristiques" et "s'il y a de fortes compensations salariales" comme un "doublement des salaires pour les magasins dans ces zones (...) moi aussi j'y suis favorable", a-t-il dit.
 
Le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme, Laurent Fabius s'était prononcé mardi en faveur d'une ouverture accrue des magasins le dimanche pour développer le tourisme. François Rebsamen a affirmé avoir discuté mercredi de ce sujet avec Laurent Fabius et s'est dit en accord avec lui sur le fait que l'ouverture le dimanche "ne peut pas se faire de manière généralisée". "Il n'est pas question de porter atteinte au droit au repos" le dimanche, a-t-il insisté.
 

Paris : trois policiers de la PJ accusés de viol par une étudiante

36 Quai des Orfèvres

Trois policiers de la Brigade de répression et d'intervention (BRI) de Paris sont en garde à vue depuis mercredi matin dans les locaux de la police des polices (IGS). Selon nos informations, ils sont accusés de viol par une étudiante canadienne. Ils nient les faits.
 
D'après les premiers éléments recueillis, les trois policiers et la jeune fille se seraient rencontrés mardi soir dans un bar parisien à proximité du célèbre 36 quai des Orfèvres. Ils auraient, jusqu'à très tard, consommé de l'alcool. Tous les quatre sont ensuite ressortis sans que les consommateurs ni le patron du bar ne repèrent rien d'anormal. Dans sa déposition, la jeune femme indiquera par la suite que les fonctionnaires l'auraient forcé à boire.

Selon une source proche de l'enquête, deux des trois policiers sont ensuite remontés dans leur bureau chercher leurs affaires. Leur troisième collègue les a imités quelques minutes plus tard, accompagné, cette fois, de la jeune fille ce qui est considéré comme "une faute administrative importante", indique une source proche du dossier. 

Les versions divergent
 
Les deux collègues auraient ensuite quitté le 36 quai des Orfèvres, laissant leur collègue seul avec la jeune femme. C'est en arrivant dans la rue qu'ils auraient été rappelés, leur collègue leur indiquant que la jeune femme faisait une crise d'hystérie sous l'emprise de l'alcool.  Ces derniers seraient ensuite remontés dans les locaux pour aider leur collègue afin de "calmer" la jeune femme. Quelques minutes plus tard, selon les déclarations des fonctionnaires de police, tous auraient quitté les lieux.


C'est là que les versions divergent. La jeune fille, passant devant la guérite du 36 aurait affirmé à un fonctionnaire de garde avoir été violée par les policiers.  La jeune femme les accusant en outre d'un vol de sac et d'un manteau. Les effets ont finalement été retrouvés le lendemain dans le bar où elle les avait oubliés. La jeune fille a par ailleurs déclaré être policière mais, après vérification, elle est étudiante. Son père, en revanche, serait bien policier au Canada.

Interrogés par l'IGS, les trois fonctionnaires de police nient tout viol. Des analyses médicales sont désormais en cours pour vérifier les dires de la jeune femme. Le parquet a été saisi. 

Indépendamment du volet pénal de l'affaire, les trois fonctionnaires de police risquent de lourdes sanctions administratives pour avoir fait entrer une personne dans les locaux du célèbre 36 quai des Orfèvres.

 

Ukraine : l’otage américain retenu à Slaviansk a été libéré

Ukraine : chars de l'armée ukrainienne à Slaviansk, 24/4/14

Le journaliste américain Simon Ostrovsky, arrêté lundi par des séparatistes pro-russes à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, a été libéré, a annoncé ce jeudi son employeur, le site Internet d'information Vice News. "Vice News est ravi de confirmer que notre collègue et ami Simon Ostrovsky a été libéré et qu'il est en bonne santé", précise la compagnie dans un communiqué. Simon Ostrovski avait été arrêté par des hommes armés lundi soir avec d'autres journalistes. Il avait été le seul à ne pas être relâché dans les heures qui avaient suivi.

Plus d'infos à suivre
 

Vols de voitures : les chiffres à connaître, nos conseils

318, c'est le nombre de voitures volées par jour en France. Cela représente une voiture volée toutes les cinq minutes. Un chiffre en hausse. Par rapport à l'année 2012, les vols de voiture ont augmenté de 1,6%.

En tête du palmarès des voitures les plus volées, on trouve des véhicules de petite taille comme la renault twingo ou la smart fortwo, ils ont l'avantage de pouvoir être revendus en pièce détachées. Mais il y bien sûr des véhicules luxueux, on trouve trois BMW en tête : la BMW X6, X5  et la série 1, qui sont très prisées par les voleurs. Quant aux régions les plus touchées par ces vols, on retrouve l'Oise, le Val d'Oise et les Bouches du Rhône. Tandis que l'Auvergne et la Bretagne sont les régions les moins concernées, avec en moyenne 1% de vols pour 1000 habitants.

Les modes opératoires violents comme le car jacking sont encore nombreux mais ils ne sont plus dominants. Désormais, les voleurs utilisent des techniques plus sophistiquées et basées sur le piratage. Les vols électroniques sont majoritaires, ils représentent plus de 50% du total des vols de voiture, contre 21% pour le home jacking et 8% pour le car jacking. Plus facile, plus discret, le vol électronique devient la technique favorite des voleurs. En effet, les modèles de voitures récents sont équipés d'énormément de composants et de technologies high-tech, qui permettent aux voleurs de pirater les véhicules. 

 

 

Pourtant les constructeurs essaient de sécuriser au maximum leurs systèmes. Désormais, la clé intelligente est devenue indispensable. Selon Jean-François Salessy, directeur des systèmes électricité électronique de PSA Peugeot Citroën, on ne peut ni ouvrir ni démarrer le véhicule sans la clé. Il explique que des codes cryptés sont contenus dans la clé intelligente et dans le calculateur-moteur. C'est uniquement la cohérence de toutes ces informations qui permet le démarrage du véhicule. 

Des systèmes perfectionnés mais pas infaillibles

Pourtant ces systèmes électroniques très développés ne sont pas infaillibles. La technique du vol à la souris ou du "mouse jacking" est très simple et rapide d'utilisation. Son avantage est de garder le véhicule intact et de faciliter par la suite la vente.

Des boitiers électroniques sont en vente sur Internet au prix de 1500 euros et permettent de pirater ces systèmes électroniques perfectionnés. Le système de piratage permet d'obtenir une clé semblable à la clé d'origine, qui est désactivée de son côté. Un garagiste confie même que les voleurs ont les moyens de couper les systèmes satellites, en plaçant des brouilleurs, pour ne pas se faire suivre.

Sécurité : des réflexes simples à adopter 

Pour lutter contre ce fléau, les constructeurs font évoluer leur système de sécurité avec, par exemple, des clés cryptées conçues avec les standards de sécurité des systèmes bancaires.

Mais des conseils simples peuvent aussi limiter les risques. La première précaution à prendre est de garer sa voiture dans un lieu éclairé et passant, et non dans un coin isolé. L'achat d'un antivol canne, reliant l'embrayage au volant est dissuasif, est également conseillé. Leurs ventes n'ont d'ailleurs jamais été aussi élevées.

Que faire en cas de disparition de son véhicule ?

 

Attention, les démarches doivent être faites rapidement. Il faut, tout d'abord, porter plainte dans les 24 heures à la police ou à la gendarmerie. Ensuite, le vol doit être déclaré dans les 48 heures à l'assureur. Vous pouvez obtenir un véhicule de remplacement, uniquement si vous avez souscrit à l'option véhicule de remplacement, qui coute entre 5 et 10 euros par mois.

N'oubliez surtout pas de faire opposition au service des cartes grises, pour éviter de recevoir une amende si les voleurs se font flasher avec votre véhicule. Enfin, si sous 30 jours votre voiture n'est pas retrouvée le remboursement est effectué.

Et si la voiture n'est pas retrouvée, où finit-elle ?

Beaucoup de voitures ne sont pas retrouvées, c'est le cas d'un véhicule sur trois. Le plus souvent, elles suivent les circuits internationaux vers l'Europe de l'Est, le Maghreb et l'Afrique Noire. Elles sont mises sur des camions, conduites par le voleur lui-même ou démontées en pièces détachées.

La Belgique est un rouage important du trafic de voitures volées. Un loi impose en effet aux conducteurs de laisser la carte grise (ou une copie celle-ci) en permanence dans leur véhicule, ce qui entraine un vol conséquent de ces papiers qui sont utilisés pour blanchir les voitures volées. Les malfrats utilisent une carte grise belge d'un véhicule identique à celui volé et font ensuite appel à un maquilleur pour graver les numéros correspondant sur le châssis du véhicule volé. Ainsi, la voiture volée repart en France avec des papiers en règle.  De plus, le manque de coordination entre les Etats favorise ce trafic.  

Pour Copé, Wauquiez “dit n’importe quoi sur l’Europe”

Jean-François Copé et Laurent Wauquiez ne s'apprécient guère. Et ce jeudi, le président de l'UMP n'a manqué l'occasion de critiquer sévèrement le député-maire du Puy-en-Velay. L'ancien ministre des Affaires européennes a récemment sorti un livre dans lequel il défend une Europe "à six" et propose que la France sorte de Schengen.
 
Aux yeux de Jean-François Copé, ces idées ne sont pas celles d'un parti de gouvernement. "Laurent Wauquiez a des positionnements individuels parce que populistes", a-t-il lâché ce jeudi lors du lancement devant la presse de la campagne de l'UMP pour les élections européennes. "Etre un parti de gouvernement, ça veut dire être un parti responsable. Quand on est responsable de l'UMP, on ne peut pas dire n'importe quoi sur l'Europe", a-t-il ajouté.
 
Lors des réunions de préparation de la campagne, "tout le monde a récusé l'idée de revenir à l'Europe des six" et "la ligne politique a été adoptée à une écrasante majorité", a-t-il fait valoir, ajoutant que le mot "protectionniste" ne pouvait "pas être le mot d'un parti de gouvernement".